Usine d'asphalte TTM - Fabricant professionnel d'équipements de mélange et de recyclage d'asphalte depuis 2004.
Si vous avez récemment parcouru des forums spécialisés, vous avez sans doute entendu parler de la centrale d'enrobage à recyclage, un concept très en vogue . Bien plus qu'un simple équipement dernier cri, elle s'impose comme la solution incontournable pour rester rentable tout en satisfaisant les gestionnaires de voirie. Mais qu'est-ce qui rend cette technologie si attrayante, et pourquoi même les petites entreprises de travaux publics l'adoptent-elles ? Analysons cela de plus près.
En clair, le recyclage à chaud permet de récupérer l'enrobé fissuré de la veille, de le chauffer, de le broyer et de le mélanger à un peu de granulats vierges et de bitume, puis de le réutiliser. Ce procédé se déroule dans une centrale d'enrobage à chaud où l'enrobé recyclé (RAP) est chauffé à une température précise, régénéré et réintégré dans le mélange à des taux pouvant atteindre 60 %. Résultat : moins de matières premières neuves, moins de carburant et un volume d'enfouissement considérablement réduit.
Le prix du bitume grimpe en flèche. Chaque tonne d'enrobé recyclé (RAP) réutilisée remplace environ 5 % de bitume vierge. Sur un chantier autoroutier de 50 000 tonnes, cela représente une économie de plus de 250 000 $, de quoi ravir n'importe quel chef de projet.
Les frais de décharge ont considérablement augmenté. En réutilisant les résidus de fraisage sur place, vous évitez les passages à la décharge et le trafic incessant de camions transportant des « déchets ». Une étude récente du ministère des Transports a démontré une baisse de 38 % des coûts liés au transport grâce à l'utilisation d'une centrale d'enrobage à chaud recyclée, en remplacement du procédé traditionnel de « fraisage et transport ».
Plusieurs États américains proposent désormais des bonus dégressifs pour les mélanges contenant au moins 30 % de matières recyclées. Les prix des offres baissent, les taux de réussite augmentent et votre comptable cesse enfin de s'inquiéter outre mesure en fin de mois.
Réduire les émissions de CO₂ de 15 à 25 % par tonne de mélange, c'est bien beau sur le papier, mais c'est encore mieux lorsqu'on présente un projet au conseil municipal, sous le feu des projecteurs, en matière d'engagements climatiques. Le secret ? Un tambour de séchage à contre-courant qui surchauffe rapidement le RAP sans brûler les huiles légères nécessaires à sa mise en œuvre. Moins de bitume vierge signifie aussi moins d'extraction de pétrole : on remplit ainsi les conditions des scopes 1 et 3 du bilan carbone. Pas mal, non ?
Les tambours à contre-courant dominent le marché très concurrentiel des centrales d'enrobage à chaud pour le recyclage, car ils séparent les gaz de combustion de la zone d'introduction des granulats d'enrobés recyclés. Ceci évite la formation de fumées bleues et maintient les émissions d'hydrocarbures sous les limites de plus en plus strictes fixées par l'EPA.
Besoin d'un mélange ultra-homogène à 50 % de RAP ? Un malaxeur à double arbre vous offre un temps de séjour d'un peu moins de 45 secondes, largement suffisant pour enrober chaque particule sans oxydation. Les malaxeurs à arbre unique peuvent également atteindre 40 % de RAP, mais ils sont plus économiques si vos spécifications habituelles se situent autour de 20 à 25 %.
Les installations modernes sont équipées de ports pour les produits de régénération, les fibres, voire les modificateurs de plastique. Prévoyez des lances d'injection en acier inoxydable si vous envisagez d'alterner entre les produits de régénération à base de cire et les bio-huiles ; sinon, vous devrez remplacer les tuyaux, sujets à la corrosion, tous les deux ans.
Bon, voilà le problème de fond : une usine de recyclage à chaud n’est pas prête à l’emploi. Il vous faudra :
Ah, et une petite faute de grammaire pour garder une touche humaine : « The plant run smoother once the RAP feed is calibrated. » (Il faudrait dire « runs », mais personne n’est parfait, n’est-ce pas ?)
L'asphalte recyclé contient davantage de fines particules qui peuvent encrasser les filtres à manches plus rapidement que l'asphalte vierge. Il est recommandé de faire tourner les filtres toutes les 800 heures de fonctionnement au lieu des 1 200 heures habituelles. De plus, les palettes en acier inoxydable à l'intérieur du malaxeur réduisent l'usure d'environ 30 % par rapport à l'acier au carbone ; un investissement judicieux si vous utilisez des pourcentages élevés d'asphalte recyclé. Enfin, n'oubliez pas de toujours avoir une caméra thermographique à portée de main pour repérer les points chauds sur les godets de l'élévateur ; l'accumulation de clinker peut considérablement réduire votre débit.
Lors de la réfection d'un tronçon de 19 km près de Waco par le Département des Transports du Texas (Texas DOT), l'entrepreneur a installé une centrale d'enrobage à chaud de 250 tonnes par heure, configurée pour un mélange contenant 40 % d'enrobés recyclés . Le mélange obtenu répondait aux spécifications de la norme PG 76-22, a permis d'économiser 18 000 tonnes de granulats vierges et les travaux ont été achevés avec deux semaines d'avance. Plus impressionnant encore, l'analyse du coût du cycle de vie réalisée par le département prévoyait une prolongation de 22 % de la durée de vie de la chaussée grâce au régénérateur polymère injecté. Résultat : le projet a été réalisé avec 8 % d'économies sur le budget et a rapporté à l'entrepreneur une prime de 1,2 million de dollars.
Des chercheurs néerlandais ont récemment testé un tambour à bitume mousse capable de contenir 90 % de RAP à 160 °C. Les premiers résultats en matière de résistance à la traction sont prometteurs, mais la variabilité des stocks de RAP demeure un obstacle. On peut s'attendre à ce que la gestion des stocks par intelligence artificielle – notamment grâce à des drones équipés d'imagerie hyperspectrale – permette d'homogénéiser les matériaux d'ici cinq ans. Le moment venu, l'expression « granulats vierges uniquement » pourrait bien devenir une expression désuète que votre ancien chef d'équipe utilisera encore.
Que vous soyez un service des routes municipal ou une entreprise privée de travaux publics, intégrer une centrale d'enrobage à chaud recyclé à votre parc de machines relève moins d'une mode passagère que d'une logique de rentabilité : réduction des coûts des matériaux, diminution des émissions de carbone et offres plus compétitives. Commencez modestement si nécessaire – par exemple avec 25 % de RAP – mais dimensionnez votre centrale de manière à pouvoir atteindre 50 % lorsque les collectivités locales augmenteront inévitablement leurs exigences en matière de contenu recyclé. Vous vous en féliciterez plus tard (et votre comptable aussi).